FAQ PALM

FAQ

La Pêche A La Mouche ou PALM en abrégé est une pêche utilisant des imitations artificielles de mouches et autres insectes comme appâts pour le poisson.

La pêche se fait à l’aide d’une canne munie d’un moulinet et d’une ligne  de pêche appelée ‘soie’.

La mouche très légère ne peut être lancée  vers le poisson comme dans la pêche au lancer classique utilisant une ‘cuillère’ ou un plomb lourd qui entrainent la ligne. C’est l’action du pêcheur sur  la canne très flexible et  la soie, qui est un fil assez lourd, qui va propulser la mouche. Le geste de lancer à la mouche n’est pas  naturel et nécessite un certain entrainement pour être efficace.

Traditionnellement la ligne utilisée était réalisée avec de la soie naturelle tressée. Aujourd’hui des lignes synthétiques  sont souvent plus pratiques mais le nom a été conservé.

Le lancer en pêche à la mouche utilise un geste d’accélération rapide ressemblant à un coup de fouet. Ainsi on parle souvent de ‘fouetter’ pour lancer la mouche et la canne a mouche peut aussi être appelée ‘fouet’.

Les soies et cannes sont caractérisées par un numéro généralement compris entre 2 et 9 que l’on appelle aussi poids ou force et qui n’est pas directement lié au poids réel de la canne ou de la soie sur la balance. Il caractérise en fait la capacité qu’à l’ensemble canne+soie à lancer des mouches de taille et poids plus ou moins important. Un numéro élevé permet un lancer de mouches lourdes ou d’affronter de mauvaises conditions de lancer (vent par exemple). Le numéro de la soie et de la canne doivent être appariés même si une certaine tolérance (+/- 1 numéro) est souvent possible. Les numéros 2 à 4 correspondent à des pêches fines et discrètes. Les numéros 4 à 6 sont des standards convennat à une large gamme de situations. Les numéros 6 à 9 permettent des pêches plus lourdes (grosses nymphes, streamers)  souvent en lac, réservoir ou en mer.

Le lancer mouche nécessite un geste d’accélération précis qui a lieu pendant une faible période de temps de l’ensemble du mouvement de lancer. Il est d’autant plus efficace (et favorise ainsi un lancer long) que le temps pendant lequel l’accélération se produit est faible.

Ce temps est lié à la façon dont la canne réagit en se courbant à l’action du pêcheur. Une canne d’action rapide se courbe peu, uniquement sur son dernier scion et permet une accélération maximale en un temps très court. Une canne d’action modérée ou lente va se courber sur une plus grande longueur (jusqu’à la poignée pour une action lente ou parabolique) et conduire à un temps d’accélération plus long.

Le geste d’accélération doit être d’autant plus vif et précis que la canne est rapide. Les  débutants en lancer auront plus de facilité à progresser avec une canne d’action modérée à lente.

Le lanceur expérimenté pratiquant la pêche à longue distance sera lui mieux armé avec une canne d’action rapide. La raideur plus importante de ces cannes permet aussi de ramener de grosses prises avec plus de facilité. Néanmoins beaucoup de pêcheurs pratiquant à courte et moyenne distance préfèrent les cannes d’action modérée plus souples, protégeant bien des bas de ligne fins lors de touches violentes de beaux poissons et offrant une sensation supérieure. La préférence personnelle devient vite la règle de choix pour le moucheur expérimenté.

L’action n’est pas à associer à une qualité de canne : il existe des cannes de bonne et mauvaise qualité dans tous les types d’action.

Les mouches imitées dans cette pêche sont le plus souvent des insectes aquatiques qui naissent dans l’eau puis ont une brève vie hors de l’eau pendant laquelle ils se reproduisent. On distingue alors :

Les mouches sèches qui sont des imitations d’insectes ‘adultes’ ailés et qui flottent sur l’eau ; Les nymphes qui sont des imitations d’insectes juvéniles à l’état de larve appelée ‘nymphe’ , et qui coulent.

La pêche à la mouche traditionnelle utilisait les mouche sèches ; de nos jours la pêche ‘à la nymphe’ s’est aussi développée pour s’adapter au changement du milieu aquatique et du comportement des poissons, notamment en Europe.

La technique de pêche est assez spécifique pour la pêche en nymphe et est facilitée par un matériel adapté.

De très nombreux types de poissons peuvent se pêcher à la mouche. La truite est la plus connue ainsi que le saumon. Les poissons blancs ‘cyprinidés » se pêchent aussi très bien à la mouche (vandoise, chevesne, ablette,..) ainsi que des carnassiers réputés comme la perche, le black bass ou même le brochet. La pêche en mer à la mouche est aussi pratiquée y compris sur de très gros poissons tropicaux comme le tarpon.

Dans plusieurs de ces pêches les appâts artificiels utilisés gardent le nom de mouches et sont lancés avec une soie mais sont plutôt des imitations de poissons !

Un peu partout : rivières, lacs et mer ! La pêche en rivière se pratique souvent en ‘wading’ , le pêcheur étant largement entré dans l’eau , le niveau d’eau de la rivière ne doit donc pas être trop important. A noter que les rivières très encombrées avec un couvert végétal très important sont particulièrement difficiles à pêcher à la mouche et nécessitent une parfaite maitrise du lancer. Il existe aussi des ‘réservoirs ‘ qui sont de petits lacs gérés pour maintenir une population très importante de poissons souvent de belle taille : ils offrent notamment une belle opportunité de pratiquer la PALM pendant la fermeture de la pêche en première catégorie.

Le ‘no-kill’ encore appelé en français ‘graciation’ consiste simplement à remettre à l’eau immédiatement le poisson pêché. La pêche étant de plus en plus un loisir sans vocation alimentaire, le no-kill est de plus en plus pratiqué volontairement par de nombreux pêcheurs et contribue à entretenir et développer des populations de beaux poissons. Il existe des sections de rivière où le no-kill est obligatoire.

Le poisson gracié doit être manipulé avec beaucoup de précautions pour ne pas mettre en péril sa survie : utilisation d’hameçons sans ardillon, ne pas lutter excessivement longtemps pour le ramener, toucher le poisson le moins possible et uniquement avec des mains mouillées, éviter de sortir le poisson de l’eau et le relâcher délicatement.

Le matériel minimal comprend :

Une canne de pêche à la mouche

Un moulinet

Une soie adaptée à la canne

Un ou deux bas de ligne

Du fil de nylon fin pour faire les pointes de bas de ligne

Une boite à mouches avec quelques types de mouches en plusieurs exemplaires (3 minimum).Un assortiment de base bien choisi suffit pour débuter et sera ensuite complété en fonction des styles de pêche pratiqués

Un coupe fil

Une pince forceps pour retirer la mouche du poisson

Une graisse pour faire flotter la mouche

Des lunettes de sport à verre plastique ou incassable : pour protéger vos yeux d’un retour éventuel de la mouche

Une épuisette à maille fine (indispensable pour ne pas abimer le poisson)

N’oubliez pas votre carte de pêche valide !

On le complète souvent par :

Un gilet de pêche ou un ‘chest pack’, petit sac ventral et/ou à dos : pour avoir tout son matériel à disposition

Un wader (cuissardes de pêche) permettant d’entrer loin dans l’eau

Des lunettes polarisantes donnent une meilleur visibilité

Un baton de wading qui est un vrai élément de sécurité pour le wading dès que le niveau d’eau et le courant sont  un peu importants